C’était un soir de septembre, tu avais ressenti le besoin de prendre l’air, mais n’avais aucun objectif en tête. Tu ne voulais aller nulle part, juste marcher.
Tu arrivais dans cette longue rue étroite, regardant droit devant toi, tu fixais le deuxième étage d’un grand immeuble luxueux, situé dans cette grande rue perpendiculaire à la tienne.
Tu regardais, sans savoir pourquoi, ce qui semblait être une chambre de femme, ou peut être de fille.
Tu ne voyais pour l’instant, que la lumière rouge qui sortait de cette chambre et qui était remarquable, dans la nuit noire de cette fin d’été.
Tu marchais plus lentement, tu t’étais presque arrêté de marcher, pour observer cette scène plus longtemps, tu distinguai désormais plus distinctement la pièce. Au milieu de celle-ci, tu aperçus un grand lit, entouré d’une guirlande lumineuse rose.
Tu trouvais cela fantastique, son lit était comme entouré d’un halot de lumière.
Au milieu de ce lit, tu distinguais enfin une silhouette féminine, tu n’en étais pas sur, mais il te semblait qu’elle pianotais sur son ordinateur portable.
Elle avait les cheveux relevés à l’aide d’un stylo, comme els artistes des années Warhol.
Elle ressemblait à une enfant, assise sur son lit, en tailleur. Renvoyait une image étrange, elle semblait ailleurs, tapant machinalement, sans regarder son écran, elle semblait écrire quelque chose qu’elle avait composé dans sa tête au long de sa journée, elle semblait connaître par cœur son texte.
Elle apparaissait passionnée mais absente.
Son geste s’arrêta elle passa une main sur son visage, la fit passer dans ses cheveux, caressa une mèche qu’elle fit tortiller autour de son doigt, et la passa sur ses lèvres.
Tu l’observais, passionné par cette féminité fragile.
Elle prit son visage dans ses mains et se leva, comme pour échapper à ce décor parfait, qu’elle ne supportait plus tout à coup.
Elle fouilla dans un sac, se dirigea vers son balcon, et sortit.
Elle fumait, tout en pleurant discrètement, tu te surprenais à observer les larmes, couler les une après les autres le long de ses joues.
Tu ne regardais plus qu’elle, toi qui étais sortis pour oublier ta vie, tu te surprenais à entrer dans la sienne avec un plaisir presque malsain.
Elle n’avait plus les yeux dans le vide, elle regardais les passants, suivait des yeux les voitures, puis, son regard se posa sur toi.
Tu lui souris, protecteur et bien veillant, tu l’avais tellement observée que tu n’as pu t’en empêcher. Ce geste t’as trahit.
Tu t’apprêtes à prendre la fuite, quand tu te rends compte qu’elle te rend ton sourire.
Elle semble troublée, gênée, mais tu vois dans son attitude qu’elle ne t’en veux pas de l’avoir observé, peut-être est elle flattée?
Tu avances, elle détourne le regard, pense certainement que tu es partis; Du moins tu l’espères.
Elle continua sa cigarette, essuyant les dernières larmes sur ses joues.
Elle jette son mégot, en même temps qu’un dernier regard sur toi.
Elle savais que tu étais resté.
Tu ne savais pas que tu avais changé sa soirée, habituellement, elle ne croise aucun regards.
Elle regagne sa vie à l’apparence parfaite.
Tu ne te doutes pas, que chaque soirs, elle s’en échappe dévoilant enfin ce qu’il y a au fond d’elle.
Mlle Agathe A Power
Frederic Beigbeder n'ecrit PAS ses livres ---> Criminel !!
..& si c'était vrai?
..J'étais jsute sorti prendre l'air & fumé une Cancerrette Light & je tombe sur une histoire pas comme les autres.